A propos/About

L’homme a toujours fantasmé sur les mers du sud, l’insouciance du Polynésien, le mythe de la vahiné s’offrant au visiteur ou, tout simplement, sur la douce mélodie des îles et leur climat océanien idéal…

Un Texan du nom d’Ernest Beaumont Gantt l’avait bien compris et ouvrit en 1934, à Hollywood, un petit établissement du nom de Don the Beachcomber, inventant par la même occasion le concept du Tiki bar. À l’époque, en pleine récession, les Américains avaient plus que besoin d’une échappatoire. Quoi de mieux dans ce cas que d’immerger le client assoiffé dans un monde paradisiaque : murs couverts de bambou tressé, idoles païennes (les fameux Tiki, représentants des dieux ou des ancêtres dans la culture polynésienne), lampes tamisées dans des poissons globes, fausses averses tropicales, musique enchanteresse, peintures représentant des tahitiennes nues…  Mais surtout, Don proposa au menu de délicieux cocktails dont l’ingrédient principal était le rhum.

Bien évidemment, d’autres entrepreneurs suivirent rapidement son exemple. Le plus connu d’entre eux est sans doute Victor Jules Bergeron, qui emprunta le nom de Trader Vic, et ouvrit plusieurs restaurants autour du globe. Il créa surtout le Mai Tai, le cocktail star des Tiki bars, dont le nom signifie en tahitien « le meilleur ». Bientôt, des bars et restaurants à thème polynésien se multiplièrent partout dans le monde, chacun se devant d’avoir une carte impressionnante de cocktails, servis dans des mugs en céramique en forme de dieux Tiki, d’ananas, de noix de coco, de vahinés, ou encore dans les fameux bols de cérémonie communautaire hawaïens, et des décors incroyable… Chaque grande chaîne hôtelière avait également son Tiki bar : Hilton et les Trader Vic’s, Sheraton et les Kon Tiki de Stephen Crane. Citons aussi le mythique Kahiki à Columbus, le Mai-Kai en Floride, qui existe encore, et propose tous les soirs des spectacles de danse polynésienne…

Les 50’s et 60’s virent donc l’heure de gloire des Tiki bars, et de toute la culture pop polynésienne de façon plus générale… Des artistes étaient bien sur employés en nombre pour décorer ces bars, de sculpture tiki, pour les logos également, les mugs, pour illustrer les superbes menus de cocktails…

Puis, les années passant, mis à part pour le président Nixon, qui prenait encore plaisir à boire des Mai Tai au Trader Vic’s de Washington alors que la guerre du Vietnam faisait rage, cette culture devint totalement dépassée. Lépoque était plus aux hippies et à la marijuana. Elvis était devenu gros et ringard. Bref, au cours des 70’s et 80’s, pratiquement tous les Tiki bars fermèrent leurs portes pour laisser place aux discothèques.

Fort heureusement, dès les années 90, certains collectionneurs, fans de vintage, de rétro, se prirent de passion pour cette culture pop trop vite oubliée. Et rapidement, de nouveaux artistes influencés par cette époque émergèrent.

Des sculpteurs réinventent le tiki, souvent en le modernisant et laissant quelque peu de côté l’aspect authentique des idoles polynésiennes. Des peintres, graphistes, illustrateurs utilisent leur propre style pour inventer l’art tiki, chacun à sa manière, pour notre plus grand bonheur. De même que de nouveaux mixologistes créent des cocktails innovants, des céramistes de talent créent de nouveaux mugs pour les collectionneurs nombreux et les nouveaux tiki bars du monde entier…

Texte : Jimmy Virani

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